ÉCO ÉCOLE MATERNELLE ET ÉLÉMENTAIRE

L’école du XXIème siècle sera environnementale ou ne sera pas ! Dans ce projet, il ne s’agissait pas seulement de reconstruire un groupe scolaire, mais d’assurer sa transformation en « éco-école ». Les choix d’implantation permettent de dépasser le caractère performant de l’éco-construction, trop souvent réduite à des questions de chiffres et de performances, et privilégient au contraire les notions d’ambiance et d’atmosphère. Le groupe scolaire est dans un parc en cœur d’îlot, instaurant une respiration et un dépaysement dans un milieu urbain plutôt dense. L’inversion du système d’entrée accentue ce dispositif, puisqu’elle renforce la proximité de l’école avec le jardin linéaire qui sera prochainement implanté sur l’ancien chemin de fer de la petite ceinture, en partie Sud de la parcelle.

Le bâtiment, qui contient une école primaire de 12 classes, une école maternelle de 8 classes, des locaux pédagogiques, des logements de fonction et une cuisine de production (1000 repas par jour), se présente comme une longue horizontale en bardage d’acacia, un volume parallélépipédique ponctuellement interrompu à sa base par des « rochers », signalant les zones communes de chaque établissement – cuisine, préau, bibliothèque, service médico-social, etc. Les toitures couvrant une partie du bâtiment jouent à la fois un rôle symbolique et environnemental. Allégorie de l’institution, que les jeunes élèves se représentent sous la forme schématique d’un bâtiment coiffé d’une toiture à deux pentes, elles sont équipées de cellules photovoltaïques et leur inclinaison en optimise le rendement. Cette coiffe dissimule également les équipements techniques et se prolonge par une serre et une ombrière, espace d’où les élèves sont invités à contempler un jardin zen.

Le chantier se déroulant en site occupé, la mise en place d’un phasage rigoureux a été jugé indispensable, condition sine qua non à l’adhésion des utilisateurs au futur projet. Jean-François Schmit a rejeté l’hypothèse de constructions temporaires et privilégié l’installation de bâtiments définitifs en deux temps, la construction de l’école primaire précédant la construction de l’école maternelle. L’application monumentale de la devise républicaine sur la façade Nord affirme le rôle citoyen de ce bâtiment disparaissant au Sud sous des façades végétales.

Lieu

rue de la Saida à Paris 15e, France

Date

2014

Maìtre d'ouvrage

Ville de Paris

Partenaires

GEC (BET TCE), Tribu (BE environnemental), SLG paysage, CoSyRest (cuisiniste), Peutz & Associés (acoustique)

Surface

5 500 m2

Programme

Reconstruction du groupe scolaire Olivier de Serres en «éco-écoles» de 8 classes maternelles 12 classes élémentaires, 1 classe d’adaptation pour l’élémentaire, ainsi que des locaux pédagogiques tels que des ateliers, espaces de repos, centre de loisirs, espace 1er livre, cabinet médico-sociale, 4 logements de fonction, 1 loge d’accueil, et une cuisine de production (1000/1500 repas par jour).