CITÉ SCOLAIRE MIXTE ÉDOUARD BRANLY

Lorsque la région Île-de-France, propriétaire du lycée, avait lancé un concours pour l’agrandissement de la cité scolaire Édouard-Branly devenue trop exiguë, elle n’envisageait pas autre chose qu’une surélévation du bâtiment existant. Un type d’intervention qui, selon Jean-François Schmit, aurait défiguré l’architecture de brique élégante et caractéristique des lycées construits dans les banlieues dites rouges au cours des années 1930. La déclivité du site aurait rendu la greffe trop présente, car très visible dans la partie haute de la parcelle où, du fait de la pente, le lycée ne compte qu’un niveau. De plus, des incertitudes subsistaient quant aux capacités de la toiture terrasse à supporter de nouveaux planchers et à accepter un alourdissement de sa surcharge d’utilisation. Au risque d’être exclu de la consultation, Jean-François Schmit décida de se concentrer sur le vide plutôt que sur le plein, proposant la restructuration des cours existantes qui, en jouant sur les dénivelés et les pentes, permettait de retrouver les surfaces demandées tout en autorisant une meilleure articulation entre le bâtiment années 1930 et son annexe, construite dans les années 1970.

Ce travail sur le creux a débuté par la restitution aux élèves de la cour séparant le bâtiment original et l’extension. La chaufferie, qui occupait plus de la moitié de cet espace, a été transportée dans un nouveau sous-sol, tandis que le sol existant était complètement décaissé pour apporter du jour aux espaces situés en pied de bâtiment qui ont, de fait, pu retrouver un apport de lumière naturelle. Ce dispositif permettait également de différencier deux lieux : une cour haute, plus passante, et une cour basse, plus calme. Un couloir souterrain relie les deux bâtiments à travers la cour principale ; il est éclairé par des prises de lumière intégrées à des bancs. Une verrière légère mais ample redouble cette circulation, assurant le passage à couvert en extérieur. Le choix de construire sous la cour dégageait un troisième espace libre, celui de la toiture terrasse du bâtiment années 1930 qui, entièrement dallée, peut accueillir les élèves mais reste pour l’instant inutilisée. Jean-François Schmit a également modifié l’extension réalisée dans les années 1970. La création d’un couronnement, d’une base, la valorisation de liaisons verticales ont permis de rattacher ce bâtiment massif et anonyme au reste de la cité scolaire.

Lieu

Nogent-sur-Marne, France

Date

2008

Maìtre d'ouvrage

Île-de-France

Partenaires

Ingénierie Studio, SNC Lavalin (BET TCE)

Surface

9 600 m2